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Aujourd'hui, nombre de Français ont tendance à croire que le président de République élu au suffrage universelle a été choisi par la majorité de la population. Et c'est sur cette croyance que se fonde le principe selon lequel le chef d'Etat est légitime. Pour démontrer qu'il s'agit bel et bien d'une illusion et que le président n'est pas choisi par une majorité mais par une minorité, c'est à dire par une simple fraction des citoyens, il suffit de reprendre les résultats de second tour des élections présidentielles … en y incluant les bulletins blancs et les abstentionnistes. Ainsi, il sera facile d'établir le pourcentage réel d'électeurs ayant choisi l'élu, et les résultats montrent à quel point les dirigeants de la Vème République n'ont aucune légitimité.

 

Second tour des élections présidentielles de 1965

 

Inscrits 28 902 704 = 100 %

Votants 24 371 647 = 84,32 %

dont exprimés 23 703 434

dont blancs ou nuls 668 213

Absentions 4 531 057 = 15,68 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

Charles de Gaulle

13 083 699

55,20 %

45,27 %

François Mitterrand

10 619 735

44,80 %

36,74 %

 

Second tour des élections présidentielles de 1969

 

Inscrits 29 500 334 = 100 %

Votants 20 311 287 = 68,85 %

dont exprimés 19 007 489

dont blancs ou nuls 1 303 798

Absentions 9 189 047 = 31,15 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

Georges Pompidou

11 064 371

58,21 %

37,51 %

Alain Poher

7 943 118

41,79 %

26,92 %

 

Second tour des élections présidentielles de 1974

 

Inscrits 30 602 953 = 100 %

Votants 26 724 595 = 87,33 %

dont exprimés 26 36807

dont blancs ou nuls 356 786

Absentions 3 876 180 = 12,67 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

Valéry Giscard d'Estaing

13 396 203

50,81 %

43,77 %

François Mitterrand

12 971 604

49,19 %

42,39 %

 

Second tour des élections présidentielles de 1981

 

Inscrits 36 398 762 = 100 %

Votants 31 249 552 = 85,85 %

dont exprimés 30 350 568

dont blancs ou nuls 898 984

Absentions 5 149 210 = 14,14 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

François Mitterrand

15 708 262

51,76 %

43,16 %

Valéry Giscard d'Estaing

14 642 306

48,24 %

40,23 %

 

Second tour des élections présidentielles de 1988

 

Inscrits 38 168 869 = 100 %

Votants 32 085 071 = 84,35 %

dont exprimés 30 923 249

dont blancs ou nuls 1 161 822

Absentions 6 083 798 = 15,65 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

François Mitterrand

16 704 279

54,02 %

43,76 %

Jacques Chirac

14 218 970

45,98 %

37,25 %

 

Second tour des élections présidentielles de 1995

 

Inscrits 39 976 944 = 100 %

Votants 31 845 819 = 79,66 %

dont exprimés 29 943 671

dont blancs ou nuls 1 902 148

Absentions 8 131 125 = 20,34 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

Jacques Chirac

15 763 027

52,64 %

39,43 %

Lionel Jospin

14 180 644

47,36 %

35,47 %

 

Second tour des élections présidentielles de 2007

 

Inscrits 44 472 733 = 100 %

Votants 37 342 004 = 83,97 %

dont exprimés 35 773 578

dont blancs ou nuls 1 568 426

Absentions 7 130 729 = 16,03 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

Nicolas Sarkozy

18 983 138

53,06 %

42,68 %

Ségolène Royal

16 790 440

46,94 %

37,75 %

 

Second tour des élections présidentielles de 2012

 

Inscrits 46 066 307 = 100 %

Votants 37 016 309 = 80,35 %

dont exprimés 34 861 353

dont blancs ou nuls 2 154 956

Absentions 9 049 998 = 19,65 %

 

Résultats

Candidats

Voix obtenues

% par rapport aux suffrages exprimés

% par rapport à la totalité des inscrits

François Hollande

18 000 668

51,64 %

39,08 %

Nicolas Sarkozy

16 860 685

48,36 %

36,60 %

 

A cette analyse, ajoutons que Pompidou est celui qui a gagné des élections présidentielles avec le pourcentage le plus bas par rapport à la totalité des inscrits, soit 37,51 %. Néanmoins, Jacques Chirac en 1995 et François Hollande en 2012 ne sont pas plus légitimes, car même on ne comptant pas les abstentionnistes, mais en prenant toujours en compte les bulletins blancs, ils n'atteignent même pas 50 %. Et bien-sûr, je ne parle pas du second tour des « élections » de 2002, où l'un des plus grands escrocs de l'histoire de la Vème République Jacques Chirac l'a emporté avec 82,21 % face à Jean-Marie Le Pen, mais combien se sont vantés d'avoir retirés des voix à Le Pen pour les mettre à Chirac lors des dépouillements, soit-disant pour « sauver la démocratie ». Falsifier les résultats d'un vote tout en bafouant la liberté d'expression, drôle de façon de sauver la démocratie …

1380448_600030583391424_24409564_nPour en terminer sur l'étude des élections, Charles de Gaulle fut le président ayant obtenu le pourcentage le plus élevé par rapport à la totalité des inscrits, mais n'ayant récolté que 45,27 % lors des présidentielles de 1965, ce qui n'en faisait pas non plus un chef d'Etat légitimé par le vote. En clair, on fait croire aux Français que la majorité d'entre eux choisissent le président de la République à chaque élection, alors que c'est faux, étant donné qu'une simple fraction obtient satisfaction, n'atteignant d'ailleurs jamais un citoyen sur deux. De plus, les élections présidentielles font naître chez beaucoup d'électeurs un sentiment de culpabilité lorsqu'ils s'aperçoivent que leur élu ne fait que contribuer à mener la France à la ruine, gâchant leurs espoirs illusoires. Ce malaise entraîne une perte de confiance des Français non seulement envers la classe politique, mais aussi envers eux-même, se mettant à douter de leurs propres capacités et à craindre l'avenir. Par conséquent, il est clair que les élections présidentielles ne sont que des entourloupes permettant à des politiciens arbitraires d'appliquer leurs opinions personnelles et ceux de leurs camarades afin de satisfaire leur parti pris, quitte à sacrifier les intérêts de la nation. Aujourd'hui, il est temps d'ouvrir les yeux, nous sommes dans une démocratie d'apparence et donc dans une oligarchie véritable, et comme le disait le grand président américain Abraham Lincoln : « On peut tromper tout le monde pendant un certain temps et certains pour toujours, mais on ne peut pas tromper tout le monde éternellement ». Et comme le conseillait René Descartes : « Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions qu'on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances ».

 

Un président, plus légitime qu'un souverain dynastique ?

 

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Le supposé point faible du souverain dynastique, c'est qu'il n'est pas choisi par une partie de la population, même pas par une minorité, et est imposé aux citoyens sans leur avis. La seule exception concerne la possibilité d'un plébiscite, mais ce genre de scrutin est aisément manipulable. Quoi qu'il en soit, nous avons prouvé de les élections présidentielles ne consacrent pas l'élection d'une personne par une majorité réelle mais par une minorité, et donc que les chefs d'Etat de la Vème République ne sont d'aucune légitimité. La réflexion suivante de Louis Latzarus à propos de la IIIème République s'applique parfaitement en ce qui concerne notre régime actuelle : « En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne ».

S'il y a un rapport direct entre le peuple et les élus à la suite d'une élection à la proportionnelle, alors seulement là on peut dire que nous sommes en démocratie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Evidemmment, le principe de la proportionnelle est inapplicable pour l'élection du chef de l'Etat au suffrage universelle, puisque seulement un homme à la tête d'un parti et ne représentant qu'une fraction d'individus peut être élu. Quoi qu'il en soit, nous avons constaté que les élections présidentielles ne sont pas une preuve qu'on vit dans une démocratie mais démontrent au contraire que nous vivons dans une oligarchie. Elles s'avèrent d'une hypocrisie complète car un politicien est élu chef de l'Etat, non pas par une majorité des électeurs, et ce n'est et ne sera jamais le cas, mais toujours par l'assentiment d'une fraction minoritaire de la population. L'empereur Napoléon III l'avait bien compris lorsqu'il expliquait « soyons les hommes du pays, non les hommes d'un parti ».

 

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Cependant, on ne pourra pas libérer le pouvoir des partis politiques et de l'arbitraire sans les empêcher d'accéder au pouvoir. La grande erreur de De Gaulle sur le plan institutionnel est justement d'avoir permis à des partis politiques d'agir sans une contrepartie et de manière arbitraire, puisque qu'un parti agit souvent pour faire imposer ses opinions allant jusqu'à négliger l'intérêt du pays. Comme le disait le grand moraliste du XVIIème siècle Jean de La Bruyère, « L'esprit de parti abaisse les plus grands jusqu'aux dernières bassesses du peuple ». Un chef d'Etat doit-il agir pour satisfaire des opinions politiques afin de plaire à une caste, ou doit-il agir prioritairement pour les intérêts de l'Etat qu'il gouverne tout en étant le plus raisonné et le plus pragmatique possible ? Un dirigeant doit agir dans l'intérêt de la France et des Français, et non pour des intérêts individuels maintenus par le clientélisme républicain.

Néanmoins, il est vrai que l'histoire a démontré que des souverains dynastiques peuvent agir arbitrairement tout en nuisant à l'intérêt de l'Etat, même en étant éduqué pour régner. C'est pour cette raison qu'il ne doit pas régner seul, que ses pouvoirs doivent être limités, et que la démocratie doit être réellement appliquée, principalement à l'échelle régionale et locale, tout limitant en parallèle l'influence des partis politiques dans la société. La société de demain doit donc être une synthèse entre nos trois régimes historiques : la monarchie, l'empire et la république. Autrement dit, il faut instituer un nouveau régime, à la fois autoritaire dynastique et démocratique, à travers un principe de balance équilibrée entre les institutions.

 

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Quels sont les objectifs prioritaires d'un bon chef de l'Etat ? Préserver la souveraineté de la nation, aussi bien dans le domaine économique, social, militaire, intellectuel et culturel, et donc en parallèle combattre toute forme d'antipatriotisme et de séparatisme. Etre le protecteur des traditions nationales, régionales et locales, et combattre l'internationalisme et l'indépendantisme qui nuisent à l'union de la nation. Veiller à ce que l'argent soit au service de l'humain et non le contraire. Se positionner en garant de l'esprit de modération à la fois contre le capitalisme agressif et l'esprit irraisonné de lutte des classes. Aucun des présidents de la Vème République n'a respecté tous ces principes, et tous hormis de Gaulle ont fait l'exact contraire. Si « la première des vertus est le dévouement à la patrie » comme l'exprimait Napoléon Bonaparte, le chef de l'Etat se doit de montrer l'exemple, « l'amour de la patrie est la première vertu de l'homme civilisé ».

Certes, les souverains ne sont pas tous de bons dirigeants, mais l'histoire a prouvé que c'est tout autant le cas dans le système républicain, à une différence près, un souverain est éduqué pour agir au service de la France, tandis qu'un politicien au pouvoir sans en avoir été préparé agit souvent au service d'intérêts extérieurs et étrangers à la patrie … . Louis XVI exprimait très bien le rôle prioritaire d'un dirigeant : « Un souverain ne saurait rien faire de plus utile que d'inspirer à sa nation une grande idée d'elle-même ». En réalité, un chef d'Etat est légitime lorsqu'il montre sa volonté à servir prioritairement les intérêts du pays.

 

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Et un souverain dynastique au pouvoir fort, quelque soit ses compétences, n'aurait jamais commis les mesures suivantes qui nous ont plongé dans la décadence :

les lois sur l'agriculture pour l'adapter à la Politique Agricole Commune depuis les années 1960, détruisant les petites propriétés au profit des grandes exploitations extensives et productivistes, si bien que 60 % des exploitations françaises de moins de 20 hectares ont disparu entre les années 1960 et 1990 tandis que le nombre de celles de plus de 50 hectares a quasiment doublé, et que la part des employés dans le secteur agricole est passée de 20 % dans années 1960 à 3 % aujourd'hui

la loi de 1973 qui a obligé l'Etat Français à emprunter avec des taux d'intérêts variables et donc élevés auprès des banques privées, et en l'interdisant d'emprunter avec des taux fixes et faibles auprès de la Banque de France, puis le Traité de Maastricht de 1992 qui a confirmé ce principe et l'a imposé à tous les pays de la Zone Euro, engendrant une crise économique au sein de l'Union Européenne qui ne disparaîtra qu'avec la fin de la monnaie unique

l'intégration de la France à l'espace Schengen qui a ouvert les frontières au reste de l'Europe, engendrant une libre circulation des populations européennes, mais aussi des capitaux et des trafics clandestins, puis la soumission de la Vème République à l'Organisation Mondiale du Commerce qui prône la circulation totale des productions et des richesses, ces facteurs détruisant notre économie, nos industries et nos commerces qui ont été écrasés par la concurrence étrangère.

 

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Seuls quelques exemples suffisent à démontrer les conséquences catastrophiques de la politique sous la Vème République, orientée et satisfaisant de plus en plus des intérêts de l'Etranger, négligeant les intérêts des Français. Par leurs comportements, les présidents de ce régime détestable ont montré à quel point Charles Péguy avait raison lorsqu'il expliquait « Le pauvre défend sa patrie ; le riche la vend ». Et pourtant, l'empereur Napoléon Ier avait mis en garde le risque d'une dépendance d'un pays vis-à-vis de la haute finance : « Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. L'argent n'a pas de patrie, les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence, leur unique objectif est le gain ».

Néanmoins, il faut rester optimiste sur l'avenir. Comme le disait le maréchal Pétain à une période tragique de notre histoire, « Tous les peuples ont connu tour à tour des succès et des revers. C'est par la manière dont ils réagissent qu'ils se montrent faibles ou grands. ». Et « Si toutes les voies nous sont fermées, nous saurons attendre et souffrir. Si un espoir au contraire se lève sur le monde, nous saurons dominer notre humiliation, nos deuils, nos ruines. ».

 

La nécessité de synthétiser les régimes historiques de notre pays

 

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A l'issu de cette analyse, et si on se réfère à la situation économique et sociale calamiteuse de la France, il est nécessaire d'opérer une remise en cause profonde des institutions et des orientations politiques réalisées depuis le début de la Vème République, une condition indispensable pour éviter d'avoir, dans le futur, des dirigeants incompétents et peu soucieux des intérêts de la France et des citoyens.

Un changement de régime est impératif afin de faire en sorte que les partis politiques n'aient plus la main mise sur la société, et en les obligeant par tous les moyens d'être au service exclusif de la nation et des Français et non l'inverse, et que la tête de l'Etat soit gouverné par des spécialistes qui agissent en fonction de leurs savoirs et compétences en faveur de la France, tout en n'étant pas pas endoctrinés par des idéologies politiques.

Un changement d'orientation économique est indispensable avec le retour de la souveraineté de l'Etat sur son économie et une politique protectionniste vis-à-vis des entreprises françaises, l'orientation mise en place depuis le début de la Vème République tendant vers la libéralisation de l'économie et la consommation immodérée au service de la mondialisation s'est avérée catastrophique pour la France à long terme, et même si elle a profité durant un temps aux Français lors des 30 Glorieuses, la situation s'est retournée contre eux car elle a créé des nouveaux besoins que les Français sont obligés de satisfaire en achetant toujours plus de biens.

Un retour à une société morale, car les individus doivent avoir conscience qu'une société stable se fonde toujours selon le principe sacré que chacun d'entre nous ne possède pas seulement des droits mais aussi des devoirs, que c'est en instaurant des contraintes et pas uniquement des libertés que l'humain est sorti de la préhistoire pour édifier les civilisations tout en faisant abstraction de ses pulsions primitives en public, et donc que les règles propre à l'espace public n'existent pas pour satisfaire des caprices mais pour stabiliser la société, mais qu'en revanche l'espace privé est le lieu principal de liberté et de jouissance des individus, où l'Etat n'a le droit d'y intervenir que lorsque la sécurité des citoyens est menacé.

 

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De plus, afin de mettre en place des institutions qui synthétisent nos régimes historiques, il faut avoir conscience que chaque type de régime est gouverné par différents types d'aristocraties, qui d'ailleurs se sont régulièrement opposés :

- l'aristocratie historique et foncière sous la Monarchie

- l'aristocratie militaire et administrative sous l'Empire

- l'aristocratie politique et financière sous la République.

Qu'on les aiment ou qu'on les détestent, des aristocraties sont nécessaires à la santé et à la survie d'un Etat, car il ne peut pas exister sans dirigeants. Au cours de l'histoire, celles-ci se sont couramment affrontées sans réellement parvenir à s'entendre. Mais on peut faire un autre constat qui est aussi moins reluisant, notamment en nous basant à la Rome antique. Dès que ces aristocraties ont régné tour à tour sans parvenir à s'entendre, l'Etat concerné a fini par décliner puis disparaître pour ne laisser que des traces dans le sol et dans les gènes des descendants. Or la France est exactement dans cette situation, subissant une crise économique, sociale et culturelle qui semble interminable, ou du moins qui ne se terminera qu'avec la mort du pays si aucun changement radical ne s'opère sans un avenir proche.

Il convient donc de réunir les différentes aristocraties et les obliger à cohabiter plutôt que de les faire s'affronter, au nom de la stabilité et de la survie de la France, sans que l'un ne parvienne à dominer les autres et ne puisse s'accaparer le pouvoir au détriment de la nation et de ses citoyens. Il faut donc établir un régime d'ordre moral et de consensus qui limite de pouvoir de chacun des aristocraties sans pour autant supprimer toute liberté d'action. Egalement, c'est un fait incontestable que chaque régime possède des points forts et des faiblesses. Il faut donc opérer une synthèse entre les différents types de régimes historiques que la France a connu :

la Monarchie = c'est un régime stable politiquement car le dirigeant est un personnage sacré et éduqué pour diriger, devant respecter les particularismes culturelles régionales, mais l'histoire de France a prouvé que ceux qui ont accédé au pouvoir n'ont pas tous eu les facultés nécessaires d'un bon chef d'Etat, et par conséquent il ne faut pas d'un dirigeant concentrant tous les pouvoirs

Empire = c'est un régime centralisé dont les dignitaires tentent de promouvoir la grandeur de la France, qui s'avère protectionniste envers ses citoyens, faisant la promotion de la méritocratie, et dont l'armée joue un rôle primordial afin de défendre les intérêts de la nation, mais les deux empires français avaient eu des relations trop souvent conflictuelles avec les autres Etats, engendrant d'ailleurs leur chute, et avaient tendance à trop chercher l'uniformisation la société par son caractère centralisé

République = c'est un régime qui permet à un groupe ou à une majorité de citoyens de s'exprimer et d'avoir des représentants qui essaient de résoudre leurs préoccupations, mais ceux qui parviennent au pouvoir ne sont pas toujours compétents ou honnêtes, parviennent à obtenir un poste car ils disposent d'un bon réseau de relations, et agissent souvent pour des intérêts extérieures à ceux de la nation.

 

Certes, créer un régime par rapport à trois historiques, et dont les aristocraties se sont opposées, est plus bien facile à dire qu'à faire, mais l'évolution de la France vers un changement radical s'avère malheureusement d'une nécessité absolue pour obtenir un retour à la prospérité. Et elle ne peut se réaliser que par l'union de tous les patriotes au nom de l'intérêt général de la nation contre les prises de partis, une union fondée selon la volonté et la raison. Comme le disais Maurice Barrès : « Nous ne trouvons rien d'extraordinaire à l'idée que des hommes honnêtes et capables vont saisir le pouvoir, recréer l'unité morale dans le pays, faire le bonheur des petites gens et donner de la gloire à la France ».

 

Une union nationale entre l'impérialisme et le traditionalisme ?

 

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Pourquoi souhaiter une union entre deux forces qui s'opposent pourtant souvent ? Maintenir un impérialisme français, c'est contribuer à la grandeur et à la souveraineté de la France contre les impérialismes étrangers, c'est préserver la culture française à la fois en France métropolitaine et en Outre-Mer ainsi dans les pays francophones. Promouvoir le traditionalisme, c'est défendre les différents particularismes nationaux et régionaux contre la mondialisation et l'uniformisation de la société. L'impérialisme permettra de mettre fin à la domination des grandes banques privées ainsi que des instances européennes et internationales en France, plus généralement de combattre les forces de l'anti-France. Le traditionalisme permettra de favoriser et de préserver les petites et moyennes entreprises (petites exploitation agricole, commerces de proximité, petits artisanats et petites industries) face à la grande distribution et aux multinationales.

Grâce à l'établissement d'un régime souverain et méritocratique propre à l'impérialisme, les individus au pouvoir seront davantage composé de spécialistes et d'instruits ayant la conscience morale d'agir au service de la France et de ses citoyens. Grâce à l'établissement d'un régime conservateur et ordonné propre au traditionalisme, la France entrera dans une ère de stabilité et de modération nécessaire pour combattre l'égoïsme partisan et irrespectueux, l'esprit irraisonné de surconsommation et les turpitudes économiques. De plus, les habitants méritants et travailleurs doivent pouvoir obtenir des conditions de vie décentes, mais l'Etat a le devoir de mettre tout en œuvre pour que les citoyens français puissent s'épanouir et bénéficier d'un confort qui leur permettra de forger leur avenir. Ils ne doivent pas subir les incompétences des politiciens et la domination des financiers. La France du futur doit être souveraine, traditionaliste et protectionniste. L'union nationale de l'impérialisme et du traditionalisme est aujourd'hui indispensable car elle s'avère le meilleur rempart contre la domination de l'oligarchie bureaucratique et financière antifrançaise qu'incarne la Vème République.

 

1782070_10202863860904147_7913326957868817534_nMais pour réaliser ce grand projet de révolution nationale fondé sur la raison et la nécessité qui libérerait la France des profiteurs et des corrompus, il est nécessaire d'abattre la Vème République fondée sur l'arbitraire qui a consacré l'avènement d'un régime, non pas démocratique et honnête, mais oligarchique et manipulateur, et rien que l'analyse des élections présidentielles le démontre puisqu'elles consacrent en réalité la nomination d'un partisan idéologique par une minorité d'individus. Cependant, la révolution nationale doit être temporaire pour mettre en place un ordre stable au nom de l'intérêt général, et par extension doit être en opposition aux idéologies totalitaires qui instituent principes de révolution permanente reléguant les individus à des outils. Rappelons que la Révolution française, qui soit disant était bienfaitrice pour le peuple (alors qu'elle a surtout permis à des bourgeois de s'accaparer les richesses de la noblesse et de l'Eglise), a duré près de dix ans, engendrant la mort de plus d'un million de français. La majorité des tués auraient été évités si des avides d'ambition n'avaient pas fait destituer puis assassiner Louis XVI, autrement dit si les révolutionnaires avaient institué un consensus. Aujourd'hui, une révolution nationale est indispensable afin d'épurer la France de la corruption, établir de nouvelles institutions et rétablir la morale fondée sur l'intérêt général, mais elle ne doit pas durer longtemps afin que les citoyens n'en souffrent pas, car comme l'expliquait Louis Latzarus : « Toute révolution est commencée par des idéalistes, poursuivie par des démolisseurs et achevée par un tyran ». Faire durer une révolution, c'est la transformer en guerre civile, et la Révolution française l'a prouvé.

 

Louis XVILe régime de l'avenir doit être juste et fiable. Comme le disait Napoléon : « La souveraineté réside dans le peuple Français, dans ce sens que tout, tout sans exception doit être fait pour son intérêt, pour son bonheur et pour sa gloire ». Cependant, le peuple doit avoir au moins un protecteur historique en la personne d'une autorité dynastique. C'est une obligation afin d'empêcher des partisans idéologiques d'obtenir tous les pouvoirs et d'agir à leur guise, car leur comportement a prouvé qu'ils étaient prêts à mener la France à la ruine économique, sociale et culturelle, afin de satisfaire leurs opinions et leurs intérêts personnelles. L'autorité dynastique doit être le garant de la souveraineté nationale et du maintient de l'ordre public, mais elle doit aussi être le garant du respect de la démocratie et du principe de liberté, c'est-à-dire pouvoir s'exprimer et agir librement tant qu'on ne porte pas atteinte à la société et aux autres citoyens, et combattre les abus de confiance et de pouvoir des politiciens ainsi que des grands financiers. Egalement, elle doit assurer le maintien des traditions nationales, régionales et locales qui font la richesse de notre pays. Contrairement à quelques révolutionnaires ambitieux de la Terreur, Louis XVI savait qu'« On ne gouverne jamais une nation contre ses habitudes », un principe primordial qui sera heureusement repris par Napoléon. Néanmoins, la future dynastie doit avoir une autorité forte mais limitée afin de ne pas nuire à la démocratie. Et si un dirigeant agit arbitrairement ou possède des capacités limitées, des contrepoids doivent être instaurés. Par exemple il ne pourra pas déclarer la guerre à un pays sans l'accord d'un Conseil supérieur de la Défense, ou ne pourra réformer la constitution impériale qu'avec l'accord d'une Cour suprême de justice (qui doit remplacer le Conseil Constitutionnel trop lié à la classe politique).

 

Drapeau France CoqLe ou les futurs souverains auront pour mission de protéger la culture française et son multiculturalisme régional et local, par opposition aux impérialismes mondialistes étrangers qui cherchent à dominer le monde et donc représentent un danger pour la souveraineté de la nation. Le pouvoir dynastique doit par extension répandre le rayonnement de la France à travers la planète, car le monde est divisé en sphère d'influences culturelles qui se confrontent sans cesse, d'où la nécessité de promouvoir la francophonie dans le monde. Assurer la prospérité de la francophonie, c'est favoriser la paix et l'établissement d'accords mutuels entre la France et les pays francophones, des collaborations sincères où tous les partenaires seraient gagnant. En parallèle, il faut empêcher que la sélection culturelle (dont l'histoire a prouvé que son existence était incontestable) condamne France à long terme. Ainsi, il est indispensable de sortir de la sphère culturelle anglophone avec son capitalisme sauvage qui détruit les particularités de la France au profit de la mondialisation. Il faut combattre les intégrismes religieux qui s'avèrent des menaces pour la France et la vie ses citoyens, des menaces que sont le wahhabisme, le salafisme et le sionisme qui souhaitent imposer leurs croyances littérales et dangereuses pour la paix à travers le monde. Egalement, il faut s'insurger contre le principe de lutte des classes qui est anti-méritocratique, levant les Français les uns contre les autres pour des principes idéologiques égoïstes et au détriment de la stabilité et de l'intérêt général. Enfin, il faut que le futur régime dynastique protège les Français face à la possible réémergence des doctrines totalitaires que sont le bolchevisme, le nazisme et le fascisme. Touts les idéologies citées doivent être combattues sans réserve, car elles s'avèrent destructrices des cultures et des traditions qui font la richesse de la France, au profit d'un internationalisme immoral dans lequel les individus sont réduits à l'état de vulgaire pion de consommation sans même qu'ils s'en rendent compte.

Bref, il est indispensable de reconstruire un empire protecteur économique et culturel au nom de l'intérêt général, et même envisager d'unir des territoires historiques au sein d'un même bloc uni pour la sauvegarde de la francophonie. Par exemple, on peut demander à long terme s'il est indispensable d'intégrer la Wallonie à l'Hexagone et le Québec au sein de l'Empire Français en tant que province autonome, encore une fois dans l'intérêt de tous.